Appel à contributions pour un colloque : "Le Crime à l'écran dans le monde arabe/Screening Crime in the Arab World"

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Le CERMOM (Centre de Recherches Moyen-Orient Méditerranée) lance l'appel à contributions "Le Crime à l’écran dans le monde arabe / Screening Crime in the Arab World" pour un colloque qui se déroulera du 4 au 6 mai 2023 à l'Université Saint-Joseph de Beyrouth. Date limite de soumission des contributions : le 15 mai 2022, à minuit (heure de Paris).

Date limite: Dimanche, 15 mai, 2022

Equipe de recherche: CERMOM

Colloque / Conference : "Le Crime à l’écran dans le monde arabe/Screening crime in the Arab World"
04 - 06 mai 2023
Université Saint-Joseph de Beyrouth / Saint Joseph University of Beirut

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Le présent colloque s’intéresse au cinéma et aux séries criminelles arabes : il s’agit d’œuvres de fiction mettant en scène des crimes, des criminels, et (le plus souvent) des personnages d’enquêteurs, publics ou privés, depuis les débuts du cinéma arabe jusqu’à nos jours. Le terme « arabe » est entendu au sens large, en référence à tout film ou série produits dans le monde arabe et/ou en langue arabe.
L’objectif de ce colloque n’est pas de coller une taxonomie rigide à ces œuvres criminelles mais de les replacer dans leur contexte historique de production et de réception, et de réfléchir aux multiples dimensions – narrative, culturelle, sociale, juridique, politique, etc. – du champ criminel et, le cas échéant, de l’enquête dans les cinématographies et séries arabes.
L’industrie cinématographique dans le monde arabe s’est saisie tôt de la thématique criminelle et policière. Depuis son essor dans les années 1950, le cinéma arabe, notamment en Égypte nassérienne, regorge de crimes, criminels, magistrats ou enquêteurs. Les thématiques et atmosphères du cinéma criminel arabe rappellent souvent le film noir américain ou français : jouant sur le noir et blanc et les musiques dramatiques, mêlant histoires de crimes (souvent des meurtres) et mélodrame social, il fait la part belle aux situations désespérées, où l’injustice, la désorientation, la folie ou la fatalité occupent le premier plan.
Il en est de même en ce qui concerne les séries TV, qui ont connu un grand succès bien avant le développement des plateformes payantes et des séries complexes, et sont souvent le théâtre d’enquêtes criminelles. L’observation de G. Parolin concernant les séries égyptiennes vaut pour le reste : « Les énigmes ou crimes figurent souvent comme le dispositif narratif central de séries entières qui ne sont pas nécessairement regroupées sous une même appellation générique » (Parolin, 2021a). La présence de ces énigmes ou crimes est aujourd’hui confortée par l’émergence de plateformes comme Shahid VIP, conçue dans la lignée de Netflix, qui contribue à revitaliser les genres populaires et enraciner le genre criminel dans les habitudes télévisuelles des publics arabes.
Le corpus conséquent de films noirs et de séries policières ou criminelles, la place qu’ils occupent dans le paysage cinématographique et télévisuel du monde arabe, l’expression formelle ou esthétique à laquelle ils aspirent, leurs discours parfois complexes et élaborés sur l’univers du crime, leur appropriation de motifs thématiques ou stylistiques venus d’autres cinématographies (notamment du cinéma hollywoodien), l’accueil de la critique, le succès populaire massif qu’ils rencontrent sont autant d’aspects qui nous invitent à les penser en termes génériques et à interroger leurs contextes, leurs codes, leurs caractéristiques, ainsi que la variété des lectures qu’ils suscitent.

Quelques jalons cinématographiques et sériels

L’on pense ainsi à Rayā wa Sakīna (Raya et Sakina, 1953) ou à al-Waḥš (Le monstre, 1954) du réalisateur Salah Abou Sayf, sur des scénarios de Naguib Mahfouz. Quand bien même l’enquête serait empirique, la poursuite du coupable à la tête de tout un système mafieux ainsi que le suspense qui les caractérisent les rapprochent du film de gangsters ou du film noir. Ces films montrent aussi que, tout en étant ancré dans un contexte local, le cinéma de la période classique égyptienne renvoie explicitement à certains auteurs et codes hollywoodiens. Une tendance qui se retrouve dans Bāb al-ḥadīd (Gare centrale, 1957) ou dans al-Iḫtiyār (Le choix, 1971) de Youssef Chahine. Plus récemment, The Nile Hilton Incident (Le Caire confidentiel), film multi-récompensé du réalisateur suédo- égyptien Tarik Saleh (2017, coproduction germano-dano-suédoise) s’impose comme « un vrai film noir » à l’égyptienne (Jean-François Rauger, Le Monde, 2017).
Le film policier maghrébin apparaît dès le milieu des années 1970. Il ne gagne en visibilité qu’au tournant du millénaire : Casanegra (2008/ langue d’origine dialectal marocain) de Nour-Eddine Lakhmari ou Bay‛ al-mawt (Mort à vendre. 2011) de Faouzi Bensaïdi constituent de puissants témoignages sur les effondrements et les vulnérabilités des sociétés arabes.
La littérature participe à alimenter le cinéma avec des récits de meurtres à élucider. Le film franco-algérien Morituri (2007) réalisé par Okacha Touita, est adapté du roman éponyme de l’écrivain Yasmina Khadra. L’Égyptien Ahmad Mourad écrit les scénarios de ses propres romans noirs : al-Fīl al-azraq (L’éléphant bleu, 2014) et Turāb al-mās (Poussière de diamant, 2018), réalisés par Marwan Hamed. Au Maroc, Abdulillah Hamdoushi écrit le scénario de son roman al-Ḥanaš (al-Hanaš, 2017).
 
Les séries ne sont pas en reste. Dans certains pays arabes, le phénomène est d’ampleur, surtout pendant la période du Ramadan. Ainsi, en Égypte, on peut citer Man al-ǧānī ? (Qui est le coupable ?, 2015) ; Istīfā (Rapport préliminaire, 2015) ; Kalabš (Menottes, 2017) ou Ḍidd maǧhūl (Affaire non résolue, 2018) . En Syrie, Luġz al-ǧarīma (Le mystère du meurtre, 2003) ; Ḫaṭṭ al-nihāya (Le chemin de la fin, 2002-2017) ou Kašf al- aqni’a (Les masques tombent, Ramadan 2011) figurent parmi les titres phares. Au Maroc, al-Qaḍiyya (L’Affaire, 2006-2007), al-Ġūl (L’Ogre », 2016) ou al-Sirr al-madfūn (Le secret enfoui, Ramadan 2020) illustrent le phénomène criminel. Et la liste est longue.

Axes du colloque

Plusieurs axes de réflexion sont proposés :

  • S’interroger sur la manière dont la dimension noire/criminelle/policière se présente dans les films et séries arabes, depuis les débuts du cinéma arabe jusqu’à aujourd’hui. Quelle est la nature des crimes, le rôle des criminels, victimes et enquêteurs ? Que révèlent les modalités de l’investigation ? Quels sont les systèmes de valeurs, les idéologies, les ressorts historiques, socio-politiques, économiques et psychologiques, les points de vue dominants, le style visuel, les caractéristiques narratives de ces films et séries ?
  • Discuter la place et la popularité du genre policier dans les systèmes de production et de distribution des cinématographies et séries arabes, éventuellement en comparaison avec ceux d’autres pays.
  • Certains faits divers (en anglais « true crime ») ont défrayé la chronique et suscité plusieurs adaptations fictionnelles – cinématographiques, radiophoniques ou télévisuelles – comme l’affaire des deux sœurs Rayā et Sakīna (1919-1920) ou, plus récemment, le meurtre de Suzanne Tamim (2008) qui a inspiré nombre de séries télévisées, parmi lesquelles Layālī (2009), Ahl Cairo (2010), al-Murāfaʿa (2014) ou The Nile Hilton Incident. On pourra chercher à éclairer les perceptions de l’événement, sa mise en récit, traiter les passerelles entre fiction criminelle et histoire, ou scruter les contextes sociaux dans lequel ces adaptations s’enracinent.
  • Analyser les multiples interactions et relations que des films et séries criminels entretiennent avec des œuvres étrangères, les parentés avec le film noir ou les séries policières d’autres pays, les modalités spécifiques de l’investigation ainsi que leur identité transnationale, comme par exemple dans le cas de Grānd Hotel (2016) adapté de la série espagnole Gran Hotel, ou Zayy iš-Šams (2017) adapté de l’italien Sorelle.
  • Étudier de façon croisée des œuvres littéraires criminelles et leurs adaptations filmiques ou télévisuelles. De grands réalisateurs comme Salah Abou Sayf ou Tawfiq Saleh se sont inspirés de romans de Naguib Mahfouz (al-Liṣṣ wa-l-Kilāb, 1962) ou de Tawfiq al-Hakim (Yawmiyyāt nāʾib fī l-aryāf, 1969). (Parolin 2021b).
  • Mettre en lumière le rôle des écrivains et scénaristes dans la création de ces œuvres et dans la perception cumulative d’un genre noir/criminel/policier dans le monde arabe.

Les présentations pourront adopter un point de vue panoramique et général, ou se concentrer sur un pays ou une période historique donnée, ou encore sur des créateurs ou des œuvres spécifiques, ces différentes échelles étant toutes pertinentes dans le cadre du colloque.
 
Les propositions de communication, de 400 mots maximum, en anglais, arabe ou français, devront parvenir avant le 15 mai 2022, en version Word. Elles comporteront le nom, la fonction, l’institution de rattachement de l’auteur, son adresse électronique et une biographie sommaire.
Elles doivent être envoyées à Katia Ghosn : katia.ghosn-baddoura@univ-paris8.fr et katiaghosn@gmail.com et à Benoît Tadié : benoit.tadie@univ-rennes2.fr
Début juin 2022 : envoi de l’avis du comité scientifique aux auteurs pour acceptation de la proposition de communication.
Les transports et l’hôtel sont à la charge des participants, qui sont invités à solliciter leur centre de recherche pour leur défraiement.
Langues de communication : français-anglais-arabe.

Comité scientifique : Karl Akiki (Université Saint-Joseph de Beyrouth) ; Katia Ghosn (Université Paris 8) ; Toufic El-Khoury (Université Saint-Joseph de Beyrouth) ; Gianluca Parolin (Aga Khan University) ; Benoît Tadié (Université Rennes 2) ; Dork Zabunyan Université Paris 8)

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Conference : "Screening Crime in the Arab World"
4 – 6 May 2023
Saint Joseph University of Beirut

This conference will focus on Arab crime films and TV series, by which are meant, broadly, works of fiction centering on crimes, criminals and criminal investigations (by law enforcement agencies or ordinary citizens), from the beginning of Arab cinema to the present. The term "Arab" is understood in a broad sense, as referring to any film or series produced in the Arab world and/or having Arabic as a main language.
The aim of the conference is not to impose a rigid taxonomy on these crime dramas, but to read them in their historical contexts of production and reception and to reflect on the multiple dimensions – narrative, cultural, social, legal, political, etc. – of crime and, where appropriate, of criminal investigations in Arab movies/shows.
The film industry in the Arab world took up the themes of crime and its investigation from an early stage. Since its rise in the 1950s, Arab cinema, particularly in Nasser’s Egypt, has featured a plethora of crimes, criminals, magistrates and investigators. The themes and atmospheres of Arab crime films are often reminiscent of American or French film noir: featuring black-and-white cinematography and dramatic music, mixing melodramatic crime stories (often murder stories) with social realism, it gives pride of place to desperate situations in which injustice, disorientation, madness and fate take centre stage.
The same applies to TV series, which were very successful long before the development of pay platforms and complex series, and often foreground criminal investigations. Parolin's observation about Egyptian series applies to the field in general: "Enigmas or crimes often constitute the central narrative device of whole shows that are not necessarily identified as belonging to the same genre" (Parolin 2021a). The prominence of these enigmas or crimes is today reinforced by the emergence of platforms such as Shahid VIP, which were conceived under the influence of Netflix. These contribute to revitalize popular genres and to root the crime genre in the television habits of Arab audiences.
The substantial corpus of noir films and police or crime series, their place in the movie/TV landscapes of the Arab world, the formal or aesthetic expressiveness to which they aspire, the sometimes complex and elaborate discourses which they formulate on the world of crime, their appropriation of thematic or stylistic motifs from other cinemas (notably Hollywood), their critical reception and popular success: all these aspects invite us to think of them in terms of genre and to investigate their contexts, their codes, their characteristics, as well as the variety of readings they allow.

A few cinematic and serial milestones

Early cinematic representations of crime include such milestones as Rayā wa Sakīna (Raya and Sakina, 1953) or al-Waḥš (The Monster, 1954) by director Salah Abou Sayf, based on scripts by Naguib Mahfouz. Although investigations may be haphazard, the pursuit of the culprit at the head of an organized criminal system and the suspense that characterise them bring them close to the gangster film or film noir. These films also show that, while rooted in a local context, the cinema of the Egyptian classical period explicitly refers to certain Hollywood authors and codes. This trend can also be seen in Youssef Chahine's Bāb al-ḥadīd (Cairo Station, 1957) or al-Iḫtiyār (The Choice, 1971). More recently, the German-Danish-Swedish production The Nile Hilton Incident, a multi- award-winning film by Swedish-Egyptian director Tarik Saleh (2017), has been largely perceived as “true film noir” in the Egyptian style (Jean-François Rauger, Le Monde, 2017).
Crime films appeared in the Maghreb in the mid-1970s, but only gained international visibility at the turn of the millennium. Thus Nour-Eddine Lakhmari’s Casanegra (2008, in Moroccan dialect) or Faouzi Bensaïdi's Bay‛ al-mawt (Death for Sale, 2011) are powerful testimonies to the breakdowns and vulnerabilities of Arab societies.
Literature helps to fuel the cinema with tales of enigmatic murders. The Franco-Algerian film Morituri (2007), directed by Okacha Touita, is adapted from the novel of the same name by the writer Yasmina Khadra. The Egyptian Ahmad Mourad wrote the screenplays for the films adapted from his own noir novels: al-Fīl al-azraq (The Blue Elephant, 2014) and Turāb al-mās (Diamond Dust, 2018), directed by Marwan Hamed. In Morocco, Abdulillah Hamdoushi wrote a screenplay based on his novel al-Ḥanaš (al-Ḥanaš, 2017).
Crime drama on television is also on the rise in some Arab countries, especially during Ramadan. This is the case, for instance, with Egyptian series such as Man al-ǧānī? (Who is the culprit?, 2015); Istīfā (Preliminary Report, 2015); Kalabš (Handcuffs, 2017) or Ḍidd maǧhūl (Unsolved Case, 2018). In Syria, Luġz al-ǧarīma (The Mystery of Murder, 2003); Ḫaṭṭ al-nihāya (The Path to the End, 2002-2017) or Kašf al-aqni'a (The Masks Fall, Ramadan 2011) are among the leading shows. In Morocco, al-Qaḍiyya (The Affair, 2006-2007), al-Ġūl (The Ogre, 2016) or al-Sirr al-madfūn (The Buried Secret, Ramadan 2020) illustrate the criminal phenomenon. And the list is long.

Guidelines for conference papers

The following dimensions and issues may be addressed during the conference:

  • The noir/crime/detective dimensions of Arab films and series. What kinds of crimes are committed? What are the roles/functions of criminals, victims and investigators? On what principles and methods are investigations based and what do they reveal? What are the value systems, the ideologies, the historical, socio-political, economic and psychological motives, the dominant points of view, the visual style, the narrative characteristics of these crime films and series?
  • The place and popularity of the crime genre in the production and distribution systems of Arab films and series, possibly in comparison with those of other countries within the region and beyond.
  • The relationship with true crime. Some real stories have made the headlines and given rise to fictional adaptations – whether in films, radio or TV shows – such as the famous case of the two sisters Rayā and Sakīna (1919-1920) or, more recently, the murder of Suzanne Tamim (2008), which has inspired a number of television series, including Layālī (2009), Ahl Cairo (2010), al-Murāfaʿa (2014) or the above-mentioned film The Nile Hilton Incident. It would be interesting to address the perceptions of such cases, their fictional narrativization, the link between crime fiction and history, or to investigate the social contexts in which such adaptations are rooted.
  • The many interactions and relationships between Arab crime films/series and foreign works. One may, for example, seek to shed light on their kinship with film noir or series in other countries, as well as on the specific modalities of investigation in the case of transnational transpositions, as for example in such shows as Grānd Hotel (2016) adapted from the Spanish series Gran Hotel, or Zayy iš-Šams (2017) adapted from the Italian Sorelle.
  • The comparative study of literary crime fiction and its film or television adaptations. Major directors such as Salah Abou Sayf or Tawfiq Saleh were inspired by novels by Naguib Mahfouz (al-Liṣṣ wa-l-Kilāb, 1962) or Tawfiq al-Hakim (Yawmiyyāt nāʾib fī l- aryāf, 1969). (Parolin 2021b).
  • The role of writers and screenwriters in the creation of these works and in the cumulative perception of a noir/crime/police genre in the Arab world.

 Presentations may choose to take a panoramic view, or to focus on a particular country or historical period, or on specific creators or works, all of which are relevant to the conference.
 
Abstracts in Arabic, English or French and of no more than 400 words, should be received by 15 May 2022. They should include, in a Word document, the author’s name, position, institution, e-mail address and a brief biographical note.
They should be sent to Katia Ghosn: katia.ghosn-baddoura@univ-paris8.fr and katiaghosn@gmail.com and to Benoît Tadié: benoit.tadie@univ-rennes2.fr
Early June 2022: sending of the scientific committee's opinion to the authors for acceptance of the communication proposal.

Participants are responsible for their own transport and hotel expenses. They are invited to ask their research center for reimbursement.
Languages: French-English-Arabic.

Scientific Committee: Karl Akiki (Saint Joseph University of Beirut) ; Katia Ghosn (Paris 8 University) ; Toufic El-Khoury (Saint Joseph University of Beirut) ; Gianluca Parolin (Aga Khan University) ; Benoît Tadié (Rennes 2 University) ; Dork Zabunyan (Paris 8 University).

Bibliographie indicative / Select bibliography

  • Ahmed Bedjaoui et Michel Serceau (dir.), Les cinémas arabes et la littérature, Paris, L’Harmattan, collection Images Plurielles, 2019.
  • Pierre Beylot et Geneviève Sellier (dir.), Les séries policières, Paris, L’Harmattan, 2004.
  • Luc Boltanski, Énigmes et complots, Paris, Gallimard, 2012.
  • Raymond Borde et Étienne Chaumeton, Panorama du film noir américain (1941-1953)(1955), Paris, Flammarion, 2004.
  • Denise Brahimi, 50 ans de cinéma maghrébin, Paris, Minerve, 2009.
  • Ian Cameron (ed.) The Movie Book of Film Noir, Londres, Studio Vista, 1992.
  • Claude-Michel Cluny, Dictionnaire des nouveaux cinémas arabes, Paris, Sindbad, 1978.
  • El-Khoury Toufic, Aliénation et déterminisme dans le film noir classique (1944-1949), Paris, L’Harmattan, collection Champs Visuels, 2020.
  • Jennifer Fay et Justus Nieland, Film Noir. Hard-Boiled Modernity and the Cultures of Globalisation, Londres et New York, Routledge, 2010.
  • Jane Gaffney, «The Egyptian Cinema: Industry and Art in a Changing Society », in Arab Studies Quarterly, Vol.9, N°1, Belmont, 1987, p. 53-75.
  • Katia Ghosn et Benoît Tadié (dir.), Le récit policier arabe/Arabic Crime Fiction, Wiesbaden, Harrassowitz verlag, 2021.
  • Terri Ginsberg and Chris Lippard (eds.), Historical Dictionary: Middle Eastern Cinema, Lanham, Scarecrow Press, 2010.
  • Nathaniel Greenberg, The Aesthetic of Revolution in the Film and Literature of Naguib Mahfouz (1952-1967), Lanham/Londres, Lexington Books, 2014.
  • Sebastien Layerle et Monique Martineau-Hennebelle (dir.), « Chroniques de la naissance du cinéma algérien », Collection CinémAction, N°166, Charles Corlet, 2018.
  • Berrah Mourry (dir.), « Les cinémas arabes », Éditions Charles Corlet, collectionCinémAction, N°43, 1987.
  • Fawzī Nāǧī, Waqāʾiʿ būlīsiyya fī l-sīnimā, Le Caire, GEBO, 2012.
  • Gianluca Parolin, « Bunyat al-Tahqîq fî ‘Yawmiyyât Nâʾib fî ’l-Aryâf’ Bayna al-Riwâya (1937) wa-l-Fîlm (1969) », in Salmā Mubārak & Walīd al-Ḫaššāb (eds.), al-Iqtibās: Min al-adab ilā al- sīnimā. Maḥaṭṭāt fī tārīḫ muštarak, Le Caire, al-Marāyā, 2021c, p. 141-162.
  • Thomas Pillard, Le film noir français face aux bouleversements de la France d’après-guerre (1946-1960), Nantes, Éditions Joseph K, 2014.
  • Samir Saif, Aflām al-ḥaraka fī l-sīnimā al-miṣriyya. 1952-1975, Le Caire, General Egyptian Book Organization, 1970.
  • Galāl al-Šarqāwī, Risāla fī tārīḫ al-sīnimā al-‛arabiyya, Le Caire, General Egyptian Book organization, 1970.
  • Alain Silver et Elizabeth Ward (dir.), Film Noir. An Encyclopedic Reference to the American Style (1979), New York, The Overlook Press, 1992.
  • Dominique Sipière, Le récit dans les séries policières : d’Hercule Poirot à Mentalist, Paris, Arman Colin, 2018.
  • Yves Thoraval, Regards sur le cinéma égyptien, Beyrouth, Dār al-Mašriq, 1975.
  • Sue Turnbull, The TV Crime Drama, Edinburgh, Edinburgh University Press, 2014.
  • Shafik Viola, Arab Cinema. History and Cultural Identity, Le Caire, The American University in Cairo Press, 1998 (2007).
  • Magda Wassef (dir.), Égypte. 100 ans de cinéma, Paris, Institut du monde arabe, 1995.
  • Collectif, « al-Sīnimā al-maġribiyya », Maǧallat Āfāq, n° 85-86, Rabat, Manšūrāt Ittiḥād kuttāb al-Maġrib, juin 2014.

Région du monde: Proche Orient, Moyen Orient et Maghreb

http://www.inalco.fr/appel-communication/appel-contributions-colloque-crime-ecran-monde-ar...