Women and the Production of Popular Culture in Québec Between the Wars Colloquium

Andrée Lafontaine's picture
Type: 
Call for Papers
Date: 
March 5, 2016
Location: 
Quebec, Canada
Subject Fields: 
Art, Art History & Visual Studies, Canadian History / Studies, Film and Film History, Popular Culture Studies, Women's & Gender History / Studies

(French will follow)

Women and the Production of Popular Culture in Québec between the Wars

Montréal – March 5, 2016

The interwar years represent a period of profound – if sometimes hardly perceptible – change for women in Québec. After massively entering the industrial workforce during the First World War, Québec women were enfranchised at the federal level, but had to keep battling conservative forces to gain voting rights at the provincial level. The era’s press, popular music, theater, radio, as well as the French and Hollwyood films massively consumed by women introduced new ideas, and manifestations of a new vernacular modernism overlapped with traditional cultural productions.

Quebec women were, however, more than mere consumers of entertainment and mass media. In fact, women played a leading role in the emergence of Quebec’s popular culture and, in the process, contributed to both the vitality of the local artistic community and the rapid growth of the entertainment industry. Female performers such as singer La Bolduc or comedian La Poune made creative use of a new vernacular language and commented on the rapid urbanization and industrialization transforming Quebec society, as well as on the rise of consumerism. In the film world, writer and journalist Emma Gendron scripted two pioneering feature films, while musician Vera Guilaroff gained fame as a silent film accompanist. Guilaroff and her sister Olga also took part in the early days of radio and the recording industry, and later became highly sought performers during the golden age of cabaret in Montreal. The success of cinemas, theaters and cabarets responsible for Montreal’s (in)famous reputation further relied heavily on the work of countless forgotten female dancers, musicians, comedians and extras.

This colloquium aims to give new impetus to historical research on these female creators, performers and workers, to which few studies have been devoted. Proposals that go beyond mere biographical approaches by contextualising the work of women within the interwar social and political context are especially sought. The colloquium will thus focus on the following questions: Which historical and social factors encouraged the increased involvement of women in culture and entertainment? What roles did mass media play in constituting female identities and communities? Can we speak of a feminine alternative public sphere in Quebec’s interwar years? How was the intermedial dimension of cultural productions reflected in women’s careers and creative outputs?

We welcome proposals on all aspects of women's involvement in cultural production, including, but not limited to:

  • Women’s creations and hierarchies of arts and entertainment
  • The question of vernacular modernism
  • Inconspicuous and devalued female contributions
  • Independent, amateur and community productions,
  • The contributions of women from the anglophone and cultural communities
  • Censorship and women producers and consumers
  • The contribution of women to the early days of radio
  • The work of women journalists, columnists and writers
  • Brotherhoods, trade unions and guilds
  • Developing and programming content for female audiences

While the colloquium will focus on the work of women as producers of popular culture and entertainment, proposals focusing on women as fans and consumers, as well as on women working in more “legitimate” fields (such as fine arts and literature) will also be considered. Comparative approaches and studies pertaining to Quebec women working abroad are also welcomed.

Proposals for twenty-minute presentations should include a title, an abstract of 300 words and a brief bio. Proposals may be submitted in either French or English to colloqueculturepop@gmail.ca  before December 15, 2015.

We welcome initial inquiries at colloqueculturepop@gmail.ca.


Colloque Québécoises et production culturelle populaire entre les deux guerres

Montréal, 5 mars 2016

L’entre-deux-guerres représente une période de transformations profondes, même si parfois difficilement perceptibles, pour les femmes du Québec. Après avoir massivement investi l’industrie et les manufactures pendant le premier conflit mondial, les Québécoises obtiennent le droit de vote aux élections fédérales, mais doivent poursuivre le combat contre les forces conservatrices leur niant l’exercice de ce droit au provincial. La presse à grand tirage, la musique populaire, le théâtre, la radio, de même que les films hollywoodiens et les vues françaises consommés par un public en large partie féminin introduisent à la même époque de nouvelles idées dans la société québécoise, tandis que les manifestations d’un nouveau modernisme dit vernaculaire se mélangent aux traditions locales dans la production culturelle.

Les Québécoises sont toutefois plus que de simples consommatrices de divertissements et médias de masse. Elles jouent en effet à cette époque un rôle de premier plan dans l’émergence d’une production culturelle témoignant de la vitalité de la culture populaire locale, de même que de la rapide croissance de l’industrie du divertissement. Les spectacles et chansons de vedettes féminines comme La Poune ou La Bolduc rendent compte dans une langue populaire des nouvelles réalités transformant la société québécoise : urbanisation, industrialisation, société de consommation. Dans le monde du cinéma, la journaliste et écrivaine Emma Gendron scénarise deux longs métrages pionniers, pendant que Vera Guilaroff acquiert une grande notoriété comme pianiste spécialisée dans l’accompagnement des films muets. Guilaroff et sa sœur Olga participent à la même époque à la naissance de l’industrie du disque et de la radio au Québec, ainsi qu’à l’âge d’or des cabarets à Montréal. Le succès des salles de cinéma, des théâtres et des cabarets faisant la réputation de la métropole québécoise pendant l’entre-deux-guerres demeure de surcroît largement tributaire du travail de nombreuses autres femmes – danseuses, musiciennes, figurantes et comédiennes – aujourd’hui oubliées.

Ce colloque vise à donner une nouvelle impulsion à la recherche historique portant sur ces créatrices, artisanes et travailleuses de la culture, auxquelles peu d’études ont à ce jour été consacrées. Les propositions dépassant la simple approche biographique et mettant le travail de ces femmes en relation avec le contexte social et politique de l’époque seront plus particulièrement considérées. Le colloque se penchera ainsi plus particulièrement sur les questions suivantes  : Quels facteurs historiques et sociaux ont favorisé l’implication grandissante des femmes dans les domaines liés à la culture et au monde du spectacle ? Quels rôles jouèrent les médias  de masse dans la construction des identités et communautés féminines ? Peut-on parler d’une sphère publique alternative féminine dans le contexte québécois de l’entre-deux-guerres ? Comment l’importante dimension intermédiale de la production culturelle de l’époque se refléta-t-elle dans les carrières et créations des femmes ?

Nous sollicitons les propositions portant sur toutes les facettes de l’implication des femmes à la production culturelle incluant, mais ne se limitant pas à :

  • Les créations féminines et la hiérarchie des arts et divertissements
  • La question du modernisme vernaculaire
  • Les contributions féminines peu visibles ou dévaluées
  • Les productions indépendantes, amateurs et communautaires
  • La contribution issues des femmes issues des la communauté anglophone et des communautés culturelles
  • La censure et les créations des femmes
  • La contribution des femmes aux débuts de la radio
  • Le travail des femmes journalistes, chroniqueuses et scénaristes
  • Brotherhoods, unions, et main-d’œuvre féminine dans les domaines du spectacle et de la culture
  • L’élaboration et la programmation de contenus destiné au public féminin

Par ailleurs, bien que le colloque porte en priorité sur le travail et la production des femmes dans les champs d’activité relevant du la culture populaire et du monde du spectacle, les proposition portant sur la participation des femmes en tant que public ou fans, de même que sur la production des femmes œuvrant dans des domaines plus légitimées (beaux-arts, littérature) seront également considérées. Les études comparées ou portant sur les Québécoises à l’étranger seront aussi bienvenues.

Les propositions de communication de vingt minutes doivent inclure un titre, un résumé d’environ 300 mots et une brève notice biographique. Les propositions peuvent être soumises dans les deux langues du colloque, le français et l’anglais, à colloqueculturepop@gmail.ca avant le 15 décembre 2015.

Pour plus d’informations : colloqueculturepop@gmail.ca

Contact Info: 

Colloquium organized by Andrée Lafontaine (University of Montreal) and Louis Pelletier (Concordia University).