Abstracts due by January 21, 2018 for "Haunted History in France and America: When the Ghosts of Slavery Resurface"

Claudine Jean-Baptiste's picture
Type: 
Call for Papers
Date: 
March 23, 2018
Location: 
New York, United States
Subject Fields: 
African American History / Studies, Colonial and Post-Colonial History / Studies, French History / Studies, Slavery, Sociology

The 2018 French PhD Program’s Annual Conference at the Graduate Center, City University of New York

March 23, 2018

 

Call for papers

Haunted History in France and America: When the Ghosts of Slavery Resurface

         

          As seen in Charleston, South Carolina and more recently in Charlottesville, Virginia, monuments that celebrate slave-owning heritage such as confederate flags and memorials honoring anti-abolitionists have become contentious subjects, leading to outrage and violence. For some, these controversial symbols represent racial oppression; for others, their heritage, turning historic landscapes into a stage for the ongoing conversation about race and inequality in America.  Unlike France, the United States has yet to officially acknowledge slavery as a crime against humanity or to erect slave memorials that pay homage to the victims.  

          2018 will mark the 170th anniversary of the abolition of slavery in France’s former colonies.  Since the 150th anniversary of the Abolition of Slavery in 1998 and the Taubira law of 2001, the French State has sponsored a number of memorials across continental France and its overseas departments. These include memorials along the slave ports of arrivals in Western France, the impressive ACTe memorial in Guadeloupe, François Hollande’s commitment to build a state-of-the-art slave memorial museum in Paris, and the declaration of May 10th as the national day for commemorating slavery. Nevertheless, the current will to equate remembrance with reparation seems at odds with the reality in France where institutionalized racism along with socioeconomic disparity between Whites and Blacks continue to intensify racial division. On both sides of the Atlantic, people call for the creation of slave memorials to break the cycle of the past. Creating monuments alone is not sufficient.  The conversation about race must take place as well.  And as Professor Jennifer Allen says in a recent conversation with NPR, “the discussions about monuments and the Confederacy...are an opportunity for the U.S. to reimagine its relationship to the past” (2017). She further suggests that the moment the younger generation becomes involved in the debate, “you start to see a sort of qualitative re-evaluation of the kind of forms memory and commemoration might take” (2017). The same can be applied to France.  The symbolic act of remembering must be followed by real actions that will bring meaningful changes not only in the lives of slaves’ descendants but also in racial equality.

          We are particularly interested in interdisciplinary studies and welcome a diversity of methodological approaches. Our goal is to have a stimulating conversation on this heated debate from both sides of the Atlantic.  Contributions may address one or more of the following:

  • Memory politics
  • Trauma theory and slavery
  • Critical race theory
  • The reconstruction of slavery in literature
  • Absence of slave autobiographies and narratives in French literature
  • The unsung heroes of slavery abolition
  • Social history
  • Sources and archives on slavery
  • Public space as historic landscape
  • Architecture and the politics of memorialization
  • Reconstruction of memory
  • The significance of selective versus collective memory
  • Disguising and displacing slavery in France
  • Cinema and memory
  • Commemoration, museums, and monuments
  • Museums as sites of contestation
  • Myths and silence in the discourses of abolition
  • Schoelcherism and politics of assimilation
  • Slavery and the struggle for freedom as imaginary narratives
  • The role of Saint-Domingue in the first emancipation
  • Haiti as the first black nation and antebellum America

 

Submissions: abstracts accepted in French or English.  Please send an abstract of 250 to 300 words along with a short biographical statement (100 words maximum) that includes your university affiliation to:

gc.frenchconference2018@gmail.com    

          Abstracts will be accepted until midnight EST on January 21, 2018.  Responses will be given no later than January 31, 2018.

 

Appel à contributions:

L’autre Histoire : la hantise de l’esclavage en France et aux États-Unis

Comme on l’a vu à Charleston, en Caroline du Sud, et plus récemment à Charlottesville, en Virginie, les symboles commémorant et célébrant l’héritage esclavagiste tels que le drapeau confédéré et les monuments qui honorent les figures anti-abolitionnistes sont devenus des sujets contentieux. Pour certains, ces symboles représentent l’oppression raciste, mais pour d’autres, leur héritage. Ces divergences d’opinion transforment le paysage historique en une représentation des questions d’inégalité raciale aux États-Unis. Contrairement à la France, les États-Unis ont encore à reconnaître officiellement l’esclavage comme un crime contre l’humanité et n’ont pas encore construit des monuments en hommage des victimes de l’esclavage.

2018 marquera le 170e anniversaire de l’abolition de l’esclavage dans les anciennes colonies françaises. Depuis le 150e anniversaire de l’abolition de l’esclavage en 1998 et la Loi Taubira de 2001, l’État français a financé nombre de projets  dans le cadre de la commémoration à travers la France métropolitaine et ses départements d’outre-mer. Ceux-ci incluent des monuments à travers les villes ou les ports d’arrivée des bateaux esclavagistes en France occidentale, ou l’impressionnant Mémorial ACTe en Guadeloupe, et la promesse de François Hollande de construire un musée dédié à la mémoire des esclaves à Paris, ainsi que la déclaration du 10 mai comme journée commémorative de l’abolition  de l’esclavage. Cependant, cette volonté récente de commémoration et de réparation contredit la réalité de la société française au sein de laquelle le racisme institutionnel et les inégalités socioéconomiques entre Blancs et Noirs aggravent les divisions raciales. De chaque côté de l’Atlantique, certains appellent à la création de monuments à la mémoire des esclaves afin d’éviter que l’histoire ne se répète. Cependant, il ne suffit pas d’ériger des monuments. Un véritable débat sur les inégalités raciales doit avoir lieu. Selon Jennifer Allen, dans le cas américain, « le débat au sujet des monuments et de la Confédération représente une opportunité pour les États-Unis de repenser leur Histoire ». Allen ajoute que du moment que la jeune génération s’en mêle, « on commence à voir une sorte de réévaluation qualitative des sortes de formes que la mémoire et la commémoration des horreurs de l’esclavage pourraient prendre » (2017). Cette remarque est aussi valable dans le contexte français. L’acte symbolique de la commémoration doit être suivi par des actions concrètes qui amélioreront non seulement la vie des descendants des esclaves africains, mais encore qui permettront d’atteindre l’égalité raciale.

Nous  encourageons les candidats à proposer des études interdisciplinaires utilisant une variété d’approches méthodologiques. Notre but est d’avoir une discussion stimulante à travers ce débat prenant place des deux côtés de l’Atlantique. Voici quelques pistes de réflexion non-exhaustives:

  • Politique de mémoire
  • Théorie du trauma et esclavage
  • Critical race theory
  • La représentation de l’esclavage en littérature
  • L‘absence d’autobiographies et de narrations d’esclaves en français
  • Les héros et héroïnes méconnus de l’abolition de l’esclavage
  • Histoire sociale
  • Archives de l’esclavage
  • L’espace public comme paysage historique
  • Architecture et les politiques de commémoration
  • Reconstruction de la mémoire
  • Mémoire sélective et mémoire collective
  • Déplacement de la question de l’esclavage en France
  • Cinéma et mémoire
  • Commémoration, muséification et patrimonialisation
  • Les musées comme site de contestation
  • Mythification et silences des discours abolitionnistes
  • Schoelcherisme et politique d’assimilation
  • Fictionnalisation de l’esclavage et du combat pour la libération
  • Le rôle de Saint-Domingue dans la première émancipation
  • Haïti comme première nation Noire et Antebellum America

Modalités de soumission : Nous invitons les participants à envoyer leur proposition (250 à 300 mots maximum) accompagnée d’une courte biographie (maximum 100 mots) ainsi que leur affiliation institutionnelle à gc.frenchconference2018@gmail.com

Date butoir des propositions : 21 janvier 2018.

 

Les auteur(e)s de propositions acceptées seront informé(e)s au plus tard le 31 janvier 2018.

Contact Info: 

Claudine Jean-Baptiste

Ryan Evelyn

Anna Soo-Hoo